Enfants d'Espagne

Enfants d'Espagne

2.3.19

LES FUNÉRAILLES DES ROSES

La chronique de Jean-Jacques Birgé (20 février in Mediapart) à propos du film Les funérailles des roses de Toshio Matsumoto réalisé en 1969 et jamais sorti en France (long métrage par ailleurs recommandé par le très cinéphile batteur de Riverdog, Jack Dzik) a expressément donné envie d'aller le voir au cinéma (Reflet Médicis - Paris V, toujours à l'écran). Quelle surprise éblouissante ! Mieux qu'une sorte d'impression de nouvelle vague multi-genres, le film revenant (à double titre) sur le mythe d'Oedipe dans le milieu des drag queens de Tokyo, porte l'affirmation tranquillement effrontée que le cinéma est une poésie qui, quand gorgée de tous les sens, peut littéralement TOUT exprimer pour n'être plus cet art de la défaite (ce qu'il représente trop souvent de nos jours). Vive les critiques aux bons panneaux de signalisation !

26.2.19

SAUVE QUI PEUT LA LBD

Cette photographie publiée dans le journal Le Monde du 22 février 2019 n'est pas extraite d'un film de Jean-Luc Godard mettant en scène le pouvoir. L'actuel ministre de la sûreté y détaille, dans l'émission destinée aux enfants "Au tableau" sur la chaîne de télévision C8, l'usage des lanceurs de balles de défense par la police nationale. Les pseudos "derniers remparts contre l'extrême droite" mutent monstrueusement.





12.2.19

ANDRÉ FRANCIS

André Francis était, depuis les années 50, une figure indissociable de la vie du jazz sur les ondes radiophoniques et à la télévision (quand il y en eut) et plus encore une voix : celle, légendaire et archi active, qui annonce le 27 juillet 1963 "le jeune Tony Williams à la batterie, il a 17 ans" et "Herbie Hancouk au piano". Une sorte de parrain omniprésent à la vaillance certaine qui ne craignait pas de se faire chahuter à chacune de ses apparitions en un temps où le jazz était affaire de positions pour lui comme pour nous. "Dédé" s'est éteint aujourd'hui à 93 ans.



31.1.19

L'AMPE

Apprécier la lumière... évaluer l'obscurité...
Évaluer la lumière... apprécier l'obscurité...
ou alors ?


Photo : B.Zon

25.1.19

LE CNM ARRIVE

Hé ho les gens de la musique, on va se réveiller ou bien attendre d'être totalement encagés (nous sentons-nous encore des ailes réelles ou sont-elles seulement figurées ?)

 Photo : B. Zon

10.1.19

FAKE NEWS : LA PALME

On nous rebat les oreilles avec les "fake news" (fausses nouvelles en Français), mais celle lancée par la ministre Marlène Schiappa (ayant rêvé un temps d'être gendarme avant de se lancer dans la politique "La Sarthe à gauche ") qui suspecte la main de puissances étrangères parmi les donateurs de la cagnotte de soutien à Christophe Dettinger vaut son pesant de gants de boxe*. Incidemment, elle n'a pas fait de commentaire ni demandé la liste des donateurs de celle organisée par le Président du conseil régional PACA Renaud Muselier pour soutenir les "Forces de l'ordre" habituellement financées par l'Etat. Pourtant cette seconde liste pourrait s'avérer plus instructive...

* France Inter Le Grand Entretien, 8h20, 10 janvier 2019

6.1.19

VIOLENCE(S)

Il y a tout de même une forme d'indécence scandaleuse dans une société où le confort des uns est basé sur l'exploitation violente [archi violente même : le très esthétique téléphone portable par exemple concentre un effrayant niveau de violence faite aux hommes et à la terre] d'êtres humains pour qui n'existe au mieux que considération compassionnelle vite oubliée [migrants mourants par centaines en Méditerranée], une forme d'indécence scandaleuse donc, à brandir la destruction d'une porte cochère, fut-elle celle d'un ministère - habité par des suffisants étrangement sourds à la misère -, comme acte hyperviolent.

PAS S'Y FIER

Est-ce à cause du centenaire de la guerre 14-18 (dite "grande") ? Se répand un peu partout - et les journalistes ne sont pas les derniers - une confusion océane entre les termes "pacifiques" et "pacifistes". Après tout, il y a bien une confusion (délibérément entretenue cette fois) sur la réalité, la provenance et le sens du mot "violence".

1.1.19

BONNE ANNÉE 1984

Bonne année 1984 !
[avec la complicité de Google, Apple, Amazon, Face Book (liste non close), des dirigeants des nations et leurs argousins ]

2019

Une nouvelle série de 365 jours ? Des vœux bien sûr. Mais peut-être aussi essayer des trucs : des démesures, des aventures, des valses, des essences, des respirations qui deviennent un plaisir...

31.12.18

2018

2018 ? Une drôle d'année pas toujours marrante...

Photo : B. Zon

28.12.18

ERIC GROLEAU

Eric Groleau et Julien Padovani étaient venus en mai 2008 à Minnesota sur Seine au sein du trio de Dominique Pifarély augmenté quartet pour la circonstance avec la participation de Tim Berne. Sur cette photographie de Sergine Laloux, on les retrouve en pleine répétition au Zeitgeist studio à Saint Paul. Moments intenses, moments heureux ! Image surgissante dans l'ensemble, lors de l'annonce brutale hier : à l'âge de 44 ans, Eric Groleau, musicien à la lumière douce a choisi de s'éteindre.

Batteur inspiré d'un très beau mouvement qui semblait savoir tout du sens véritable du mot "accompagner", musicien talentueux à l'esprit commensal, intéressant, généreux et tellement amical ; pas assez écouté, pas assez rencontré, comme si dans l'incertain du monde, nous avions tout notre temps, peu aptes à saisir ce qui flotte dans un océan de profondeurs.

Photo © Sergine Laloux