Enfants d'Espagne

Enfants d'Espagne

30.1.08

ATMOSPHERE



Dans le bien nommé Coltrane , le saxophoniste ne cache pas son jeu, il le partage d'une façon inimaginable en un tel espace. Pas simplement par la qualité de la musique, mais par son rapport au lieu et aux êtres (non présents) dans ce lieu : dépasser l'entendement au plus simple et au plus profond. Comment saisir cette vérité troublante, cette totale rencontre du réel et de l'intime à ce point exprimée, dans un studio d'enregistrement ? On a beau (croire) le savoir, on ne sait rien de ce disque entier. On écoute.

4 commentaires:

Musea a dit…

Voila qui ne nous rajeunit point...

L'hermite a dit…

Que peut encore vraiment nous raconter Coltrane ?

blossombo a dit…

Interessant de mettre en exergue, le fait que ceci ait lieu en studio plutôt qu'en live.
D'une certaine manière le studio permet plus facilement une forme de recueillement intimiste, quand la question du partage hic et nunc, habituellement est plutôt le domaine réservé de la scène (même si je ne suis pas loin de penser que les deux sont finalement la clé d'un bon concert avec public).
Alors..

nato a dit…

Oui, ... mais en entendant ce disque il y a deux jours (dans un café) est revenue cette sorte d'équation non résolue à propos de ce disque, ce n'est pas seulement le recueillement (facilité par l'isolation - que l'on a souvent avec les disques de Coltrane) qui semble en jeu, mais quelque chose d'autre car la présence de l'auditoire est étrangement palpable -depuis l'expression- à très haut niveau.