Enfants d'Espagne

Enfants d'Espagne

9.4.07

URNE À CENDRES



Une amie m'a adressé aujourd'hui un petit mot pour se souvenir de Rosa Luxemburg. Quelqu'un d'inoubliable (voir les messages du blog en février au sujet de Traven). Plus tard en passant devant un panneau d'affichage électoral, j'ai vu la photo de la candidate à la présidence de l'arrêt public du parti dit socialiste. L'accroche de l'affiche était "La France Présidente". Délire substitutif ? Crème à raser nationaliste ? J'ai alors pensé à Rosa Luxemburg que mon amie avait bien fait d'évoquer ne serait-ce que pour se souvenir de l'avenir du souvenir. La belle Rose fut assassinée en 1919 sur ordre des sociaux démocrates allemands ainsi que son compagnon spartakiste Karl Liebnecht.















Spartakistes

Un élu du parti socialiste français la semaine passée a offert des drapeaux aux jeunes qui venaient d'avoir leur carte d'électeur lors d'une cérémonie tonitruante à grand renfort de "Marseillaise". En 1914, on avait distribué des drapeaux à ceux qui partaient la fleur au fusil faire une guerre "facile" à l'Allemagne. Allemagne où Rosa Luxembourg, les spartakistes, anarchistes et autres groupes composant la future République des Conseils de Bavière s'opposaient à la guerre et à toutes les formes de nationalisme imbécilement criminel. Une autre amie (vivent les amies de l'île de Pâques) m'a adressé aujourd'hui un commentaire de Proudhon sur les élections de 1848 "La France a nommé Louis Bonaparte Président de la République, parce qu'elle est fatiguée des partis, parce que tous les partis sont morts.(...) Proudhon expliquera que "l'horreur légitime qu'inspirait le Général Cavaignac avait par ailleurs précipité vers Napoléon la plupart des démocrates". On sait bien qui est le Badinguet d'aujourd'hui, on sait bien qui sont les héritiers des sociaux démocrates et de leur longue histoire de trahison des idéaux populaires, mais où sont les copains de Rosa Luxemburg ? ... À voir.

Bientôt, dans l'urne, un vomi énorme ! En séchant, il finira par devenir cendres. Snif !


Jean

2 commentaires:

Ninh a dit…

Afin de garder sourire en coin en cette période électorale, puis-je citer ce texte du Père Peinard ? :

"Pauvre Soupière ! Les peinards se torchent le cul avec les cartes électorales et les bulletins de vote.
Voici que, près de Nîmes, les électeurs d'une petite commune, qui avaient dimanche à bombarder un type quelconque conseiller municipal, se sont chamaillés comme des enragés.
En fin de compte, ils ont foutu le feu à cette sacrée soupière, cause de leur dispute.
C'est par là qu'ils auraient dû commencer, les bougres.
Une autre fois qu'ils fassent comme moi, les jours où l'on votaille : qu'ils aillent chez le troquet du coin, licher une bonne chopotte ; ils s'en porteront mieux, nom d'un tonnerre !"

Anonyme a dit…

"Die Rote Fahne"