Photos : Julia Robin (orchestre), B. Zon (Boots et Desdamona)
Salut les ours !
Salut les chats !
Salut les bisons !
Salut les oiseaux !
Salut les tortues !
Salut les baleines !
Salut les pingouins !
Doucement les castors !
Enfants d'Espagne
25.11.11
URSUS MINOR
AVEC BOOTS RILEY ET DESDAMONA
ST BRIEUC : 22 NOVEMBRE 2011
Photos : Julia Robin (orchestre), B. Zon (Boots et Desdamona)
Libellés :
Musica,
Tony Hymas,
Ursus Minor
REGARDS DE GÉRARD ROUY
POUR PAUL MOTIAN ET HANS REICHEL
Paul Motian, Nice 1988
Hans Reichel au daxophone, Anvers (Belgique) 1995
Paul Motian avec Charlie Haden et Harry "Sweets" Edison, Nice 1988
Hans Reichel avec Maarten Altena et Michel Waisvicz, Moers (Allemagne) 1975
Paul Motian Willisau (Suisse) 1982
Hans Reichel avec Sven-Åke Johannson et Buschi Niebergall, Bruges (Belgique) 1977
Paul Motian : 25 mars 1931 Philadelphie, 22 novembre 2011 New York
Hans Reichel : 10 mai 1949 Hagen, 22 novembre 2011 Wuppertal
Hans Reichel : 10 mai 1949 Hagen, 22 novembre 2011 Wuppertal
Photographies : Gérard Rouy
Libellés :
Lost and found,
Musica,
Sels d'argent
22.11.11
URSUS MINOR
AVEC BOOTS RILEY ET DESDAMONA
ST NAZAIRE : 21 NOVEMBRE 2011
"Où allons nous capitaine ? À St Nazaire, au VIP, moussaillon !".
MONEY, MURDER AND MATHEMATICS... Écho d'une clameur mondiale contre ces trois M funestes (inverses transparents de "Liberté Égalité Fraternité"), Ursus Minor avec Boots Riley et Desdamona signalent éperdument, du fond d'un endroit qui a connu la guerre, en leurs sentiers de lumière, le souffle du Monde. Nous avons les moyens de ne plus nous laisser empoisonner, la musique peut le dire, aider à quitter les maillots de peur qui privent de la liberté réelle.En rappel, car peu importe que ce soit lundi et qu'il soit tard - ce soir là il fait tôt à St Nazaire -, Blitz the Ambassador et le saxophoniste Ezra Brown se joignent à l'ensemble. ENSEMBLE, c'est le mot.
"Les pluies sauvages favorisent les passants profonds". René Char





Merci à Camille, Stéphan et toute l'équipe du VIP





Merci à Camille, Stéphan et toute l'équipe du VIPPhotos : Julia Robin (sauf Tintin avec Haddock à St Nazaire et Ursus Minor avec Blitz et Ezra Brown : B. Zon)
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Tony Hymas,
Ursus Minor
21.11.11
URSUS MINOR
AVEC BOOTS RILEY ET DESDAMONA
REIMS : 19 NOVEMBRE 2011, CHAMPAGNE !
George Sand disait que le Champagne aidait à l'émerveillement... en tous cas, Ursus Minor avec Boots Riley et Desdamona ouvraient, ce 19 novembre, avec flamme, pétillance et accueil généreux du public et des organisateurs, la dernière soirée rémoise de Djaz 51 (Patricia Barber en seconde partie). Et si les révolutionnaires des années 20 et 30 se réfugiaient parfois dans le luxe (car là, on ne pensait pas à les traquer), on sait aussi que les fées font leur cuisine dans les bulles en allumant des feux follets.
Merci à Francis Lebras et toute l'équipe de Djaz 51.
La tournée continue, prochaines dates
Photo : Z. Ulma
Libellés :
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Tony Hymas,
Ursus Minor
20.11.11
VUES PERCANTES
(FROM AVIGNON WITH LOVE)
Ce qui frappe lorsque l'on se trouve à la Manutention à Avignon habitée par Utopia, l'Ajmi, Inouï, Fraction, en bon voisinage du théâtre des Doms, c'est la vie qui y règne et le mouvement que ce club des cinq, clubs des expressions fortes, entre ses murs, dessine vers l'extérieur.À l'issue de la projection du film Les Chats Persans de Bahman Ghobadi, film iranien et indication précieuse qui nous invite à revoir nos réalités à partir d'une réalité terriblement plus cruelle, s'est tenue une petite discussion en ouverture du 4ème Contre Forum de la Culture (organisé par les acteurs ci-dessus mentionnés). Rappel de la nécessité totale d'un mouvement, d'un réveil - magnifiquement incarné par les suggestions du film (qui vont du plus profond au plus haut de la ville), de pas de chats où le silence se mêle au cri, d'une poésie de la lucidité, d'une humanité infinie, d'une agilité libératrice, d'une lutte qui ne saurait se défiler ; la suite nous appartient. Nous en sommes responsables.
Tout cela pendant que Napoléon 4 et sa garde prétorienne occupait la ville pour un autre Forum, celui de la culture officielle, c'est-à-dire de la fin de l'histoire.
Image : Napoleon III le vautour par Paul Hadol
16.11.11
15.11.11
EXPOSITION DAVID RICH
David Rich peint la ville, non comme on se la représente, non par le prisme de notre romantisme ou notre industrialisme - ce qui tend tragiquement au même -, mais avec ses veines lentes, son silence de souffre, son pouls éclaté inavoué : plutôt le regard de la ville même, physique, que le nôtre, pour enfin voir la couleur.
Stéphane Cattaneo envoie d'une autre ville, le 12 novembre jour du vernissage de son exposition, à son ami David Rich, cette phrase récoltée à Liberty Plazza, à New-York : "Lets' maintain radical ambiguity", traces de passage, preuves de coeur, quelque chose a bougé, la grande ville a un peu tremblé.
Urban Landscapes par David Rich : Catherine G. Murphy Gallery, St Paul Minnesota - jusqu'au 18 décembre
Photo : B. Zon (peinture : "River Dusk" de David Rich)
14.11.11
10.11.11
6.11.11
CATTANEO A LA LIGNE
Quelle réalité préside à tes images ?
Je n'y ai jamais réfléchi en ces termes... J'imagine qu'il s'agit d'une réalité qui n'existait pas avant que je me préoccupe de l'inventer, et dans ce sens ce serait plutôt moi qui la préside, ah ! ah ! En tout cas, une large part de hasard intervient dans la réalisation de mes œuvres. Certes, je crée les conditions favorables à l'émergence d'une énergie vitale qui vient des profondeurs de mon être, et qui va me permettre de m'exprimer : solitude, papier, couleurs, musique... La concentration sert de catalyseur à l'expression de quelque chose de pur, via les gestes improvisés et les boucles tracées sur le papier, sans autre finalité que superposer des lignes et des couleurs dont je tenterai ultérieurement de déterminer (c'est à dire quand la peinture aura fini de sécher) si l'association complexe révèle une harmonie, même convulsive. Avec un peu de chance et beaucoup de détermination je repérerai une zone sur le papier où il s'est passé quelque chose, où je sens un rythme, perçois une séquence narrative, que j'isole, découpe et colle sur une autre feuille, plus épaisse ; je signe en bas et me voilà avec une nouvelle œuvre d'art, ah ! ah ! A quel moment ai-je instillé mes émotions, quand le mariage a-t-il été consommé entre la réalité extérieure (le visible) et le monde de mes sentiments, c'est trop intime pour que je le dévoile ici... Mais c'est d'une histoire de contrôle et de lâcher-prise qu'il s'agit, assaisonnée d'inconscient et de codes culturels aussi. Pourquoi je fais ça ? J'ai un rapport particulier avec la mort, et la peinture telle que je la pratique (la Bande Dessinée aussi, dans une large mesure) est liée à ce que je perçois de cet autre côté du monde. Comme me le disait Moebius un jour où j’étais particulièrement déprimé, je suis une sorte de Chaman, et si j'habitais dans une société dite primitive, je serais considéré comme un être sacré. Eh bien voilà : mon rôle à moi, mon cadeau à l'univers, c'est d'offrir en guise de consolation aux gens qui le peuplent des fragments d'une autre réalité.
J'ai plutôt laissé les autres décider à ma place, car je suis venu aux Etats-Unis avec une cinquantaine ou une soixantaine de peintures, sans idée préconçue sur ce que je voulais montrer ; la galerie de New York dans laquelle je vais exposer à partir du vendredi 6 novembre a choisi celles qui l'intéressaient avant que je vienne à Minneapolis, après quoi j'ai fait un petit tri et écarté ce qui ne me plaisait plus, puis laissé à Scott Demorainville, qui s'est occupé de l'accrochage au Black Dog, le soin de sélectionner ce qui lui convenait ; en l’occurrence, il a pris tout ce qui restait, ce qui me convient très bien, ah ! ah ! Au final, on doit approcher la quarantaine d'images accrochées au mur, ce dont je suis assez fier.
Mais où est donc passé Slim ?
Slim se trouve actuellement dans une autre dimension de son être, enfin assumée peut-être : il s'est réinventé en renard. Un renard breton, portant un nom américain : Velvet Paw. Il mène une vie compliquée et belle, parcourt nuitamment les rives de Vilaine, est amoureux du fantôme d'Elis Regina et fourbit dans son terrier quelque arme secrète pour renverser l'ordre du monde. Enfin, c'est ce qu'on m'a dit.
Entretien réalisé le 2 novembre - Photos : B. Zon
4.11.11
DE QUOI FLIPPER
Richard O'Barry a été l'entraineur et confident de Flipper le Dauphin, la vedette de la série télévisée du même nom créée par Ricou Browning et Jack Cowden diffusé de 1964 à 1968 (musique Vars and Dunham) . Ou plus exactement des 5 femelles dauphins qui jouèrent le rôle du mamifère marin. La dernière actrice interprétant Flipper, Kathy, est morte de stress. O' Barry s'est alors engagé, de par le Monde, à œuvrer à la défense et la libération de ces cétacés qui figurent sur les plus anciennes fresques grecques connues à ce jour (la reine Knossos - 15ème siècle avant JC). En 1970, pris en flagrant délit de tentative d'évasion de Dauphins d'un dolphinarium aux Bahamas, il fut mis en prison. Depuis, il s'est employé à rééduquer les Dauphins captifs pour les rendre à leur élément naturel. Il s'est également illustré vigoureusement (le mot est faible) contre la chasse au dauphin à Taiji (Wakayama) au Japon (plus de 23000 dauphins tués en 2007).On attend des nouvelles révolutionnaires des dresseurs de Saturnin, Monsieur Ed, Poly, Lassie, Flicka et Skippy. Celui de Monsieur Petros doit certainement être déjà rendu en Grèce où les Pélicans, autant que les dauphins, ont besoin d'un sacré coup de main.
Merci Dean
Image extraite de la série : un des cinq Flipper avec Brian Kelly, Luke Halpin, Tommy Norden
3.11.11
ZACC HARRIS QUARTET : UNDERCURRENT
Zacc Harris (guitar), Bryan Nichols (piano), Chris Bates (contrebasse) et JT Bates (batterie)
Mercredi soir au Black Dog, le quartet vitaminé de Zacc Harris interprète "Undercurrent" une composition du guitariste. Le thème introduit par une ligne de basse à la profondeur nécessaire offre tous les attraits de la découverte de ce qui nous anime vraiment par delà les semblants. Les tréfonds de nos êtres, nos aventures intérieures et secrètes ne peuvent faire surface que par immense tendresse. Alors se dessinent d'autres lignes, celle du partage. Le quartet a rendu cette idée en toute vitalité, en toute sensualité.
Le titre fait penser à "Weeki Wachee Springs", photographie d'Antoinette Frissell représentant une femme sous l'eau avec seul le visage à la surface, qui orna plusieurs couvertures de disques, dont une, fameuse, de Bill Evans et Jim Hall pour Blue Note. La musique ne se trompe pas lorsqu'elle cherche les courants profonds.
En ces temps d'agitation des consciences, quand les peuples (re)commencent à signifier leurs propres volontés, à dessiner leur propres dimensions, leur courant réel, la composition de Zacc Harris tonifiée par l'extrême vivacité des quatre musiciens sonne comme un cadeau de bienvenue signifiant de désir de fonder un autre territoire actif et passionné.
Photo : Léo Remke-Rochard
2.11.11
L'OSCAR DE DEAN MAGRAW
ET DAVU SERU
Hier soir, ils ont aussi joué "Tricrotism" d'Oscar Pettiford. Oscar Pettiford né en Oklahoma de parents afro-américains et indiens a grandi depuis l'âge de 3 ans à Minneapolis où il apprit à chanter, danser avant de jouer le piano puis la contrebasse. La rencontre de Coleman Hawkins, alors qu'il tournait avec Charlie Barnet, le conduisit à enregistrer "The Man I love" avec Hawkins puis émigrer à New York pour être avec le Bean et devenir le grand musicien que l'on sait, l'auteur du classique "Bohemia after dark", pour qui Charles Mingus écrivit, comme Dean l'a rappelé hier, "O.P. O.P".
Dean Magraw et Davu Seru : le 26 mars 2011 sur le Glob
Photos : B. Zon
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