Enfants d'Espagne

Enfants d'Espagne

11.8.07

MONUMENTAUX MENSONGES



"Le sanctuaire des martyrs valenciens" est le nom d'un monument en construction à Valence qui entend rendre hommage aux ecclésiastiques "victimes" des milices anarchistes, socialistes, marxistes et républicaines pendant la guerre d'Espagne. L'église catholique espagnole (à l'exception du clergé basque) s'était rangée aux côtés des fascistes de Franco qu'elle a largement soutenus comme elle avait soutenu toutes les dictatures et royautés précédentes. L'ordure qui a eu l'idée de ce monument est l'archevêque de Valence Agustín García-Gasco. Le pape Jean-Paul 2, à qui l'actuel maire de Paris a "offert" la place Notre Dame en la renommant du nom de ce sinistre représentant de l'Opus Dei, avait déjà fait canoniser le fondateur de l'Opus Dei Escríva de Balaguer, autre saloperie notoire, et béatifier un paquet de curetons fascistes. Ce monument fera mal à l'histoire comme font mal le Sacré Coeur à Paris, hideuse basilique construite pour expier les "crimes de la Commune" ou le Mont Rushmore célèbrant quatre présidents des USA sculptés à même les Collines Noires (site appartenant aux Indiens lakotas par traités - violés - non loin du lieu du massacre de Wounded Knee). Les temps glissant et la vérité se réduisant petit à petit, dans l'indifférence instituée, à peau de chagrin, verra-t-on un jour sans sourciller un monument dédié à l'auteur de ces lignes :"Ici encore, il nous faut prendre des leçons de l’Eglise catholique. Bien que son édifice doctrinal, sur plus d’un point- et souvent d’ailleurs d’une manière surtout apparente- heurte la science exacte et l’observation, elle se refuse pourtant à sacrifier la plus petite syllabe des termes de sa doctrine. Elle a reconnu très justement que sa force de résistance ne réside pas dans un accord plus ou moins parfait avec les résultats scientifiques du moment, résultats d’ailleurs jamais définitifs, mais dans son attachement inébranlable à des dogmes établis une fois pour toutes, et qui seuls confèrent à l’ensemble le caractère d’une foi", Adolph Hitler.

6 commentaires:

Wako a dit…

Opus Deï : catholiques à l'ancienne mode, milliardaires

Anne a dit…

Ce billet me gêne et m'interpelle.
Plusieurs noms cités évoquent des atrocités et comme vous le dites de "monumentaux mensonges".
Quand les masques tombent que reste-t-il ? Une horde de prédateurs calculateurs,flairant leurs proies.
"Moi aussi j'ai trébuché sur mes hauts talons et je suis allée chapeautée à l'Eglise..."
Il faut parfois un peu de temps pour comprendre et lire entre les lignes les mots gravés en lettre d'or...
mais il n'est jamais trop tard !

sedurol a dit…

Ca se dit blog musical et ça ne fait que médire sur la police et maintenant l'église dont vous avez pourtant bien besoin.

nato a dit…

On peut (d)effectivement croire ce qu'on veut !

Zerbinette a dit…

Conscience n'est pas médisance...

Walter a dit…

Selon le principe prôné par Emmanuel Mounier ( engagé/dégagé) une éducation catholique ne devrait pas empêcher de dénoncer avec violence le scandale que constitue la canonisation (ultra rapide de surcroît) de Escriva de Balaguer. C'est la face la plus noire de l'Eglise, celle qui cache les collaborateurs et ferme les yeux sur les pédophiles. Le dernier pape n'est pas mal non plus...