
Salut les ours !
Salut les chats !
Salut les bisons !
Salut les oiseaux !
Salut les tortues !
Salut les baleines !
Salut les pingouins !
Doucement les castors !
Enfants d'Espagne
14.11.11
10.11.11
6.11.11
CATTANEO A LA LIGNE
Quelle réalité préside à tes images ?
Je n'y ai jamais réfléchi en ces termes... J'imagine qu'il s'agit d'une réalité qui n'existait pas avant que je me préoccupe de l'inventer, et dans ce sens ce serait plutôt moi qui la préside, ah ! ah ! En tout cas, une large part de hasard intervient dans la réalisation de mes œuvres. Certes, je crée les conditions favorables à l'émergence d'une énergie vitale qui vient des profondeurs de mon être, et qui va me permettre de m'exprimer : solitude, papier, couleurs, musique... La concentration sert de catalyseur à l'expression de quelque chose de pur, via les gestes improvisés et les boucles tracées sur le papier, sans autre finalité que superposer des lignes et des couleurs dont je tenterai ultérieurement de déterminer (c'est à dire quand la peinture aura fini de sécher) si l'association complexe révèle une harmonie, même convulsive. Avec un peu de chance et beaucoup de détermination je repérerai une zone sur le papier où il s'est passé quelque chose, où je sens un rythme, perçois une séquence narrative, que j'isole, découpe et colle sur une autre feuille, plus épaisse ; je signe en bas et me voilà avec une nouvelle œuvre d'art, ah ! ah ! A quel moment ai-je instillé mes émotions, quand le mariage a-t-il été consommé entre la réalité extérieure (le visible) et le monde de mes sentiments, c'est trop intime pour que je le dévoile ici... Mais c'est d'une histoire de contrôle et de lâcher-prise qu'il s'agit, assaisonnée d'inconscient et de codes culturels aussi. Pourquoi je fais ça ? J'ai un rapport particulier avec la mort, et la peinture telle que je la pratique (la Bande Dessinée aussi, dans une large mesure) est liée à ce que je perçois de cet autre côté du monde. Comme me le disait Moebius un jour où j’étais particulièrement déprimé, je suis une sorte de Chaman, et si j'habitais dans une société dite primitive, je serais considéré comme un être sacré. Eh bien voilà : mon rôle à moi, mon cadeau à l'univers, c'est d'offrir en guise de consolation aux gens qui le peuplent des fragments d'une autre réalité.
J'ai plutôt laissé les autres décider à ma place, car je suis venu aux Etats-Unis avec une cinquantaine ou une soixantaine de peintures, sans idée préconçue sur ce que je voulais montrer ; la galerie de New York dans laquelle je vais exposer à partir du vendredi 6 novembre a choisi celles qui l'intéressaient avant que je vienne à Minneapolis, après quoi j'ai fait un petit tri et écarté ce qui ne me plaisait plus, puis laissé à Scott Demorainville, qui s'est occupé de l'accrochage au Black Dog, le soin de sélectionner ce qui lui convenait ; en l’occurrence, il a pris tout ce qui restait, ce qui me convient très bien, ah ! ah ! Au final, on doit approcher la quarantaine d'images accrochées au mur, ce dont je suis assez fier.
Mais où est donc passé Slim ?
Slim se trouve actuellement dans une autre dimension de son être, enfin assumée peut-être : il s'est réinventé en renard. Un renard breton, portant un nom américain : Velvet Paw. Il mène une vie compliquée et belle, parcourt nuitamment les rives de Vilaine, est amoureux du fantôme d'Elis Regina et fourbit dans son terrier quelque arme secrète pour renverser l'ordre du monde. Enfin, c'est ce qu'on m'a dit.
Entretien réalisé le 2 novembre - Photos : B. Zon
4.11.11
DE QUOI FLIPPER
Richard O'Barry a été l'entraineur et confident de Flipper le Dauphin, la vedette de la série télévisée du même nom créée par Ricou Browning et Jack Cowden diffusé de 1964 à 1968 (musique Vars and Dunham) . Ou plus exactement des 5 femelles dauphins qui jouèrent le rôle du mamifère marin. La dernière actrice interprétant Flipper, Kathy, est morte de stress. O' Barry s'est alors engagé, de par le Monde, à œuvrer à la défense et la libération de ces cétacés qui figurent sur les plus anciennes fresques grecques connues à ce jour (la reine Knossos - 15ème siècle avant JC). En 1970, pris en flagrant délit de tentative d'évasion de Dauphins d'un dolphinarium aux Bahamas, il fut mis en prison. Depuis, il s'est employé à rééduquer les Dauphins captifs pour les rendre à leur élément naturel. Il s'est également illustré vigoureusement (le mot est faible) contre la chasse au dauphin à Taiji (Wakayama) au Japon (plus de 23000 dauphins tués en 2007).On attend des nouvelles révolutionnaires des dresseurs de Saturnin, Monsieur Ed, Poly, Lassie, Flicka et Skippy. Celui de Monsieur Petros doit certainement être déjà rendu en Grèce où les Pélicans, autant que les dauphins, ont besoin d'un sacré coup de main.
Merci Dean
Image extraite de la série : un des cinq Flipper avec Brian Kelly, Luke Halpin, Tommy Norden
3.11.11
ZACC HARRIS QUARTET : UNDERCURRENT
Zacc Harris (guitar), Bryan Nichols (piano), Chris Bates (contrebasse) et JT Bates (batterie)
Mercredi soir au Black Dog, le quartet vitaminé de Zacc Harris interprète "Undercurrent" une composition du guitariste. Le thème introduit par une ligne de basse à la profondeur nécessaire offre tous les attraits de la découverte de ce qui nous anime vraiment par delà les semblants. Les tréfonds de nos êtres, nos aventures intérieures et secrètes ne peuvent faire surface que par immense tendresse. Alors se dessinent d'autres lignes, celle du partage. Le quartet a rendu cette idée en toute vitalité, en toute sensualité.
Le titre fait penser à "Weeki Wachee Springs", photographie d'Antoinette Frissell représentant une femme sous l'eau avec seul le visage à la surface, qui orna plusieurs couvertures de disques, dont une, fameuse, de Bill Evans et Jim Hall pour Blue Note. La musique ne se trompe pas lorsqu'elle cherche les courants profonds.
En ces temps d'agitation des consciences, quand les peuples (re)commencent à signifier leurs propres volontés, à dessiner leur propres dimensions, leur courant réel, la composition de Zacc Harris tonifiée par l'extrême vivacité des quatre musiciens sonne comme un cadeau de bienvenue signifiant de désir de fonder un autre territoire actif et passionné.
Photo : Léo Remke-Rochard
2.11.11
L'OSCAR DE DEAN MAGRAW
ET DAVU SERU
Hier soir, ils ont aussi joué "Tricrotism" d'Oscar Pettiford. Oscar Pettiford né en Oklahoma de parents afro-américains et indiens a grandi depuis l'âge de 3 ans à Minneapolis où il apprit à chanter, danser avant de jouer le piano puis la contrebasse. La rencontre de Coleman Hawkins, alors qu'il tournait avec Charlie Barnet, le conduisit à enregistrer "The Man I love" avec Hawkins puis émigrer à New York pour être avec le Bean et devenir le grand musicien que l'on sait, l'auteur du classique "Bohemia after dark", pour qui Charles Mingus écrivit, comme Dean l'a rappelé hier, "O.P. O.P".
Dean Magraw et Davu Seru : le 26 mars 2011 sur le Glob
Photos : B. Zon
Libellés :
Black Dog,
Dean Magraw Davu Seru,
Musica
31.10.11
SYLVAIN KASSAP - DIDIER LEVALLET - GÜNTER SOMMER
"Bonjour à tous!Ce trio est né en septembre 1982 au festival de Chantenay Villedieu, dans la Sarthe...
Presque 30 ans plus tard, il joue toujours, mais quasiment jamais en France.
Nous serons le lundi 7 novembre à 20h
à l'ATELIER DU PLATEAU, 5 rue du plateau, 75019 - PARIS
et le mardi 8 à 18 heures
à l'AUDITORIUM JEAN JAURES - 17 rue Jean Jaurès - 58000 NEVERS.
On espère vous y croiser!
Sylvain KASSAP (clarinettes)
Didier LEVALLET (contrebasse)
Günter SOMMER (batterie)"
Sylvain
À écouter :
Sylvain Kassap : L'arlésienne (nato)
Sylvain Kassap - Didier Levallet - Günter Sommer : Bib (FMP)
Sylvain Kassap - Didier Levallet - Günter Sommer : Cordes sur ciel (EMP)
Photo : www.sylvainkassap.com
29.10.11
BENOÎT DELBECQ, MERCILESS GHOST, NATHAN HANSON ET AUTRES BLACK DOGGERS
Merciless Ghost sur le Glob
Photos : B. Zon
Libellés :
Benoît Delbecq,
Black Dog,
Fantastic Merlins and Community Pool,
Musica
27.10.11
24.10.11
23.10.11
FANTASTIC MERLINS with KID DAKOTA
AU PANNONICA DE NANTES
Fantastic Merlins : How the light gets in
Fantastic Merlins sur le Glob
Nathan Hanson et Brian Roessler seront le mardi 25 octobre à l'Angora avec Pablo Cueco et Mirtha Pozzi (Paris Bastille)
Photos : Z. Ulma
Libellés :
Fantastic Merlins and Community Pool,
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Peter Hennig
21.10.11
DEVENIR
16.10.11
LES PRIMAIRES DE LA RÉVOLTE

Entre ces deux images, pas sept différences, mais une. La première affiche l'indignation, l'autre la révolte.
Ceux qui rentrent chez eux, et ceux qui en sortent. Nous sommes des chiens !
On peut commenter de tout son saoul sur la faiblesse du mot "indigné" qui indique aussi peut-être les faiblesses du mouvement, sa récupération facile, sur le fait que le modèle des printemps arabes n'était pas un simple élan pacifiste, mais bien un mouvement bravant la peur, les arrestations, la torture, une autre réalité mouvante non résolue. Certes, mais tout de même, chaque moment où la rue revient à sa vocation première, où la circulation des idées reprend même en balbutiant, est à chérir. On peut aussi avec le luxe dédaigneux de ceux qui ont tout vu et pas réussi grand chose, sourire de ce geste d'exaspération qui pour l'instant ne va pas (assez) loin, il n'empêche là encore que tout rassemblement où la parole peut reprendre, toute vibration d'un désir d'autre chose, même confus, se manifeste, tout questionnement a sa valeur inestimable en un temps de perdition.
Post blogum : Et la musique dans tout ça ? Il vaut encore mieux entendre en dansant la Bella Ciao jouée par une fanfare vivante sur une place publique que se farcir les restes de la dépouille de Miles Davis à en mourir.
Sur youtube : Quand un flic tente d'étouffer un "indigné" pour l'intimider...
Sur youtube :15/10 : Secteur Châtelet, milliers d'indignés
Sur Youtube :15/10 : Blocage du secteur Châtelet
Sur youtube : 15/10 : Les gazeuses sont de sortie chez les flics
Photos : B. Zon, Z. Ulma
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