Enfants d'Espagne

Enfants d'Espagne

20.10.10

URSUS MINOR,
BOOTS RILEY, DESDAMONA
À ST MARTIN DES CHAMPS
16 OCTOBRE
AVEC DIDIER PETIT ET JT BATES


Photographies : Jacqueline Ledoux (qui dansa)


Première étape de la route celte d'Ursus Minor ce samedi 16, St Martin des Champs (et dodo à Morlaix). Bonheur de partager la soirée avec le duo Didier Petit et JT Bates, bonheur de voir la Bretagne heureuse de cette réimplantation de six ours en son paysage généreux, bonheur de voir les enfants d'une classe de quatrième de l'école publique de St Pol de Léon pleins de joie. Dans la mythologie celtique, Damona est fertilité. Ursus Minor pousse bien et en belle compagnie de gens heureux de les rencontrer. Le tee-shirt de Stokley Williams dit "Music saved my life".



Atlantique Jazz Festival - Penn Ar Jazz

Merci à Mikaël Euzen et toute l'équipe de l'Espace Rodour.

19.10.10

URSUS MINOR, BOOTS RILEY, DESDAMONA
LES ÉTOILES DE LANGONNET


Photographie : Cécile Borne (et B. Zon)


Nucular, précédent opus d'Ursus Minor, s'achevait en regardant les "étoiles de Langonnet", manière de vivre-là. I will not take "but" for an answer en fut bien inspiré. Entre Morlaix et Carhaix, Ursus Minor, Desdamona et Boots Riley ont fait halte (trop courte) au pays du roi Morvan pour retrouver les amitiés fraternelles de Bertrand Dupont, Cécile Borne, Perrine Lagrue, Manon Fouquet, Gerald Martin. C'est vital. Le lundi le groupe savourait de précieux instants matinaux à la Grande Boutique en compagnie de Christophe Mevel, hôte de l'Atlantique Jazz Festival, alors que Boots et Jean étaient partis rendre visite aux élèves grèvistes du lycée de Carhaix, venus la veille au concert, en train d'organiser dans un même souffle enthousiaste leur manifestation contre l'insupportable (il y a des noms plus spécifiques pour ça) ; par la même occasion, accueil chaleureux d'Armelle Prigent, professeur d'anglais à l'écoute du monde et retrouvailles avec le duo JT Bates et Didier Petit, compagnons de belles luttes de classe.

17.10.10

URSUS MINOR,
BOOTS RILEY, DESDAMONA
À L'ERMITAGE
15 OCTOBRE


Photographies de Marianne Trintzius


Ne cherchons pas midi à quatorze heure, dans "dangereux" il y a "heureux", c'est facile, mais c'est tout d'appréhender les mots ensemble. Lors du second rappel du concert d'Ursus Minor et ses invités à l'Ermitage (Paris 20ème) ce vendredi 15, Stokley Williams invitait le public à se joindre au groupe pour conclure en reprenant ce mot extrait d'une ligne de Boots Riley "Ils pensent que nous sommes dangereux...". La phrase d'Emma Goldman est célèbre : "Si je ne peux pas danser, je ne veux pas prendre part à votre révolution", on ne s'en lasse pas. ON DANSE.



Merci à Olivier Gasnier pour ses tambours-trésors , à Yamilé, à Chadli, à Benjamin Moussay pour son clavier, à toute l'équipe de l'Ermitage, à Raphaël Melki et bien des amitiés exprimées ce soir-là.

15.10.10

URSUS MINOR
AVEC BOOTS RILEY ET DESDAMONA
BORDEAUX – POITIERS
(VOL POUR SIDNEY)


À Poitiers ce mercredi 13, Boots Riley s’est dit content « d’être dans la ville nommée après un de mes acteurs favoris, je me demande comment il a réussi un truc comme ça. ».
Le lendemain matin, à la gare, les flics sont là pour prévenir les usagers d’une possible occupation des rails par les étudiants. Et si quelque chose s’éveillait ? La musique ne se fait pas hors du monde, elle est aussi son pouls. C’était particulièrement sensible pendant le concert au Carré Bleu devant un public si mélangé, si réceptif, si en quête. Stokley Williams s’en sentait bien et il n’était pas le seul : « c’est fort ce mélange de public, surtout lorsque des gens qui semblent en apparence si différents reçoivent aussi bien la diversité des propositions du groupe, qui est aussi la leur. Là se situe bien l’essence d’Ursus. ». « Il y a une belle énergie dans cette ville, ça se sent » poursuit Boots. La veille, il s’était joint aux manifestants à Bordeaux « C’est incroyablement stimulant d’être au milieu de ces gens qui semblent avoir l’habitude de défendre leurs droits, j’ai vu la femme de François, mais elle ne m’a pas reconnue. Il y avait beaucoup de monde ». Ce que raconte l’histoire dans sa présente influence, l’histoire comme présent, non comme fatalité, mais comme clé du changement réel. C’est joué par Ursus Minor. C’est partagé. « J’ai réécouté les concerts cette nuit, il y a bien sûr ces petites imperfections ci et là, ce n’est pas grave, ça peut toujours être corrigé, mais nous sommes ensemble et nous produisons quelque chose ensemble … waouw !!! » dit Tony Hymas. « Petite fleur » fait partie du programme, hello Sidney ! Le bordelais François Corneloup ajoute : « Le Vol pour Sidney a décollé à Poitiers et l’enregistrement des bagages s’est bien passé à Bordeaux. Nous voilà vivant dans le «programme» et on n’a pas l’intention de ne pas en profiter ». Le lundi 11, une vingtaine de musiciens Bordelais s’était joint à Ursus Minor et ses invités au Rocher de Palmer, toute neuve salle fraîchement inaugurée «Ursus Minor c’est plus encore une idée qu’un groupe, et les idées sculptent la réalité ». Initialement annoncé comme une master-class, l’affaire à vite tourné à la jam session monstre de deux heures. Personne n’avait envie d’être le maître. Desdamona, a apprécié cette proximité « Ca m’a vraiment réjouit ce partage avec ces musiciens, et encore plus de les voir revenir nous écouter le lendemain, c’est fort ce lien… et puis la nourriture… hmmm cette tartiflette… ». « Deux concerts incroyables, avec Ursus Minor et cette excitation continue aujourd’hui et demain à Paris. On s’y voit tous ? » conclut Mike Scott.

Ursus Minor with Boots Riley et Desdamona :
11 : Rocher de Palmer Bordeaux - Jam session ouverte
12 : Rocher de Palmer - Bordeaux
13 : Carré Bleu – Poitiers

Prochains concerts : Paris - l'Ermitage (15) – St Martin des Champs (16) – Carhaix (17) – Brest (20) – Rennes (21)

I will not take "but" for an answer



On soulignera aussi la gentillesse et l’efficacité des équipes du Rocher de Palmer, Patrick Duval, Mathieu Galy, Philippe, et du Carré Bleu, Matthieu Perrinaud, Mathilde et Mickey qui nous fit un son en totale osmose.

Et un franc salut à Luc, Céline et Gaetan de l’Autre Distribution dont les visites sont toujours autant de stimulation, à Jean-Claude Bertrand des Mondes du Disque, étonnant disquaire de Poitiers (la musique, c’est l’étonnement), à Jean-Pierre qui prêta son clavier, à Mathieu Immer des Allumés du Jazz, à Isabelle, à ces amitiés précieuses sans lesquelles nous ne pourrions guère aller loin.


Photos : B. Zon

5.10.10

DUNOIS
1,2,3
par Z.ULMA


Il faut être nomade, traverser les idées comme on traverse les villes et les rues.
Francis Picabia

















25.9.10

RAIDS DU FBI CONTRE LE MOUVEMENT ANTIGUERRE




Hier, le FBI a procédé a huit raids, perquisitions, confiscations de documents, ordinateurs, téléphones, disques et disques durs dans des maisons particulières à Chicago et Minneapolis dont les domiciles de Jess Sundin, Mick Kelly et Meredith Aby , militants du Anti War Committee des Twin Cities.

Ces perquisitions ont eut lieu après une conférence de Presse de l'Anti War Committee indiquant qu'en cas de choix de Minneapolis pour la prochaine convention Démocrate de 2012, et sans changement de la politique étrangère américaine, le mouvement anti-guerre se signifiera comme il l'avait fait lors de la Convention Républicaine de St Paul en 2008.

Le FBI a pretexté "La recherche de preuves concernant un appui matériel au terrorisme". "Passablement hilarant et ridicule" répond Sundin.

En France le ministre de l'intérieur de Napoléon IV a récemment fait le coup de la menace terroriste comme diversion (très passable aussi) en période de loi sur les retraites et de l'affaire Woerth. Ici, c'est à nouveau le mouvement anti-guerre qui devient bouc émissaire pendant que l'on expulse massivement, par quartiers entiers, ceux qui ne peuvent plus rembourser les emprunts du rêve américain. La pauvreté grandit à vue d'oeil. Mais les pauvres, ça peut toujours faire de bons soldats. Dans Blackboard Jungle (Richard Brooks 1955), un élève disait : "Dans un an l'armée va venir nous proposer d'enfiler un uniforme, de sauver la planète et de nous faire trouer la peau". Ce n'est toujours pas du cinéma.

Au pays surendetté du Yes we can ! les pauvres continuent à faire de l'excellente chair à canon et leurs alliés, opposants à la guerre, de dangereux ennemis publics.

Vidéos :

"Minneapolis Activist Raid Press Conference 9/24/10 FBI Antiwar Crackdown"

"Don't Fuck With Our Activists" - Mobilizing Against FBI Raid

Site de l'Antiwar Commitee de Minneapolis

RNC 2008 et séquelles (sur le Glob)

24.9.10

RÉPONSE À UNE QUESTION
SUR LES LIAISONS ENTRE nato ET DUNOIS




Chère Mahalia, en réponse à ta question et puisque elle arrive conjointement à ces deux pages de l'ouvrage de François Morey qu'il a eu la gentillesse de nous rappeler chaleureusement hier, je t'adresse ces quelques mots à l'approche des deux concerts au Dunois avec Lol Coxhill - Barre Phillips - JT Bates et Steve Beresford et Matt Wilson les 2 et 3 octobre prochains ; je les pose ici aussi. Je te remercie.

Je me souviens très bien de la toute première fois où je suis allé au Dunois, c'était avec Manuel Bugard qui écrivait pour Jazz Magazine. Je crois que c'était Jef Sicard qui jouait ce soir-là. L'endroit était différent. Ça n'avait pas l'air d'être à Paris ou bien dans le Paris de la Commune. Un endroit immédiatement irrésistible. Et puis en 1979, on a commencé à se parler avec Sylvain Torikian et Nelly Legrevellec alors qu'avec Violeta Ferrer, qui y dira Lorca souvent, je venais régulièrement à ce 28 rue Dunois. Il n'était pas possible de faire autrement. On se parlait facilement à ce moment-là. Je veux dire, on se parlait en s'écoutant, en se regardant, en circulant. L'idée de nato se dessinait et Chantenay avait commencé en 1978. Tout ça était en même temps. Le 28 rue Dunois était l'accueil inespéré de ce qui ferait le lien entre le passé et le futur. Le Dunois était le présent auquel nous étions si attaché et qu'on tentait de nous confisquer. La musique s'est faite là pendant plusieurs années. Lorsque les premiers disques nato sont sortis, c'est au Dunois que l'on a fêté ça, il y avait du pain et des rillettes. On a beaucoup rit, gambergé, tourneboulé, chahuté, bricolé, comploté, démoli, reconstruit, hurlé, aimé. Lorsque cette période s'est achevée, c'était comme émigrer ailleurs. Il le fallait, mais ce n'était pas facile.

Les murs se sont déplacés et Dunois a repris un autre souffle comme nato aussi ailleurs, parfois haletant (avec le temps) et en 1995, nous y sommes venus avec Left for Dead. Les Indiens y étaient bien. Ce n'est pas rien.

JR

François Morey : Jazz Indépendant Cinq labels d'aujourd'hui
(Discothèque des halles - 1988)


19.9.10

SÉANCE TENANTE




































































































































































Photos Minneapolis/St Paul : B. Zon
Photos Paris Z.Ulma
Sculpture "Liberty's Natural Progression" par Brent L. Brager